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Nom du blog :
costaricabali
Description du blog :
huit mois de voyage au Costa rica et a Bali avec trois enfants de 7, 4 et 1 an.
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
29.10.2007
Dernière mise à jour :
09.06.2008
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Nusa Lembogan, au large de la cote sud-est de Bali, un gros coup de coeur pour nous. Sur la plage ou nous accostons sont posées des dizaines de petites barques étroites. En toile de fond, des cocotiers, des cahuttes en osier tresse, et une forte odeur qui plane dans l'air, celle des algues séchées.
Sur cette ile, 85 % des 7000 habitants se sont convertis en moissonneurs de l'océan depuis 1985, quand des nordiques ont initie les pêcheurs à la culture des algues. Une pensée pour les goémoniers de notre village breton, mais ici ils ne se contentent pas de récolter les algues eucheuma; à la dérive ou sur la plage, ils les font surtout grandir. Ils les attachent le long de bouts qu'ils tendent entre des piquets de bambou plantes dans l'eau.
Ces petits champs marins forment des patchworks colores assez étonnants, dont les nuances variant en fonction de la marée et de l'intensité de la lumière. A cela s’ajoute le spectacle de la récolte des nouvelles pousses à marée basse, tous les 45 jours. Le bord de mer se transforme en une véritable fourmilière alors. Tout le monde s’y met, certains en barque qu’ils poussent avec une perche, d’autres à pied, tirant leurs paniers en osier tressé posés sur de grosses chambres à air qu’ils trainent derrière eux. Nous avons un soir la chance de les voir récolter à la nuit tombée, à la lueur de lampes à pétrole posées sur chacune de leur barque. Ils font ensuite sécher leurs algues sur des bâches bleues le long de la côte et autour de leurs cahuttes, avant de les exporter, pour qu’elles soient transformées notamment en émulsifiant pour glaces, fromages… Tous nous dissent que cette reconversion a amélioré leur niveau de vie (l’électricité est arrivée en 2005, les mobylettes se multiplient…), mais la misère reste quand même perceptible.

Nous passons plus d’une semaine à sillonner l’ile, euh, bon, seulement 4 km de long sur à peine 2 de large, mais on prend notre temps, on prend le rythme balinais, tranquille. Nos flâneries nous mènent surtout à la rencontre des iliens, qui s’arrêtent pour nous saluer, toujours disponibles et souriants, quand ils n’éclatent pas franchement de rire en nous voyant. Le spectacle de notre famille, avec Isaac dans le dos, les amuse beaucoup. Et nous nous amusons de leur amusement! Les vieilles femmes au sourire plus qu’édenté viennent souvent au contact, et veulent toucher les enfants, leurs cheveux, leur peau. On se fait l’effet d’extra-terrestres dont elles voudraient vérifier la réalité! Léo et Sacha sont un peu impressionnés par ces visages ridés, auxquels on a du mal à donner un age… Merci les garçons, véritables passeports pour nous ouvrir l’échange!
Au sud de l’ile, une passerelle suspendue rejoint l’ile de Ceningan.

Dans l’eau Claire, Léo et Sacha découvrent avec leurs yeux d’enfants le monde de Némo qui s’offre à eux grandeur nature! Des rouges, des bleus, des jaunes, à rayures, à pois, grands, petits, longs, ronds… sur fond de corail coloré. Un monde sous-marin bien plus riche que celui que nous avions découvert aux Antilles. Le plaisir que prennent les enfants est un vrai bonheur! La cerise sur le gâteau pour Léo quand il accompagne avec Sébastien une équipe de plongée bouteille, et nage au-dessus de raies mantas!! Le 1er avril, les enfants nous scotchent dans le dos des scalaires, poisons perroquets, raies mantas…, l’océan indien et ses trésors à écailles les inspire!

Avant de rejoinder Bali, nous passons une nuit sur Nusa Penida, une ile voisine, bien plus grande (50000 habitants), qui vit aussi au rythme de l’algue et des poissons. Ces iles ont une reputation un peu douteuse pour les balinais, ils n’y vont que s’ils ont des mauvais esprits à calmer. Autrefois terre d’exil pour les criminels, elles auraient dans leurs croyances servit de refuge à un monstre qui cherchait à détruire Bali.
Nous sillonnons l’ile en bemo (petit bus local), découvrant des collines verdoyantes, des petits hameaux ou nous croisons quelques femmes âgées à demi-nues. L’ile reste rustique, délaissée par les touristes, mais comme partout ailleurs, le tableau n’est pas fige. Le long de la route principale, une station de service flambant neuf est en installation…
Vetus d’un sarong (rectangle de tissu aux imprimés colorés) entouré d’une ceinture, nous rampons pour pénétrer dans la grotte de Goa Karangsari. La grotte, tapissée de chauve-souris, traverse une colline sur plus de 200m de long, et 15m de haut, pour déboucher sur l’autre versant, un paysage de montagne superbe, avec quelques singes en prime. Un endroit etonnant, avec en son Coeur un temple, ou nous croisons quelques personnes en tenues de ceremonies, venues deposer des offrandes. Un endroit hors du temps, si ce n’était la parabole à la sortie permettant à une télé de ronronner face au temple des d'absurdité que nous ne décodons pas, mais qui se devinent au 1er coup d’oeil. Quand les traditions croisent le “progrès”, ça fait parfois de drôles de mélanges…

Nous quittons Nusa Penida à bord d’une barcasse chargée indonésiens en tenues de cérémonie, qui vont porter leurs offrandes sur Bali. Ils sont beaux, dignes, fiers, certains ont quelques grains de riz collés sur le front, et en haut du torse, comme un médaillon. Une famille se fait prendre en photo avec nous, l’exotisme est des 2 cotés!! Sacha fait le trajet sur les genouyx d’une indonésienne, qui le prend d’autorité, il n’ose plus bouger pendant tout le voyage!
Arrivée à Padangbai, sur la cote Est, petit village mais grand port d’embarquement pour Lombok. Nous y passons plus de temps que prévu, attendant que l’estomac d’Isaac se requinque. Cette pause involontaire nous offre l’occasion d’assister à d’importantes cérémonies. Toutes en superbes tenues, les femmes portent fièrement d’impressionnantes pièces montées de nourriture, encens… astucieusement agencées dans des coupelles argentées. Les instruments de musique, fanions et sortes de marionnettes humaines participant au défilé de temple en temple. Nous assistons a des danses d’une grâce exquise, à la manipulation du pantin humain… Notre connaissance de l’hindouisme est trop sommaire pour que nous donnions du sens a ce que nous voyons, et les infos que nous recueillons ne nous éclairent pas plus. Tant pis, nous nous laissons porter par la beauté du spectacle.

Nous nous embarquons pour 6h de mer sur un drôle de rafiot pour les iles Gili, au large de Lombok. Douce traverse qui nous permet d’admirer la cote balinaise, son relief qui tombe souvent brutalement dans la mer, avec le volcan Gunung Agung qui domine d’une bonne tête. Une cinquantaine de dauphins nous offre un ballet nautique, avec d’incroyables cabrioles pour la grande joie des enfants. Isaac, lui, ne verra pas le spectacle, endormi dans son lit parapluie que nous avons monté au milieu des voyageurs. Nous finissons le trajet sous les étoiles. Léo s’est posé tout à l’avant avec les matelots qui fredonnent du…Boney M!!

Des cidomos, petites carrioles en bois tirées par des petits chevaux, attendant les passagers. Nous nous entassons avec nos bagages, et le cheval s’élance dans le noir sur des chemins de terre pas vraiment plans…une arrivée un peu acrobatique!!
Nous avons choisi, parmi les 3 iles Gili, Gili Air, la plus peuplée (1800 habitants), mais moins prise d’assaut par les touristes. Juste en face se dessinent les montagnes et la cote de Lombok, et à la nuit tombée la mer scintilla des lumières des lamparos, qui tentent de provoquer la rencontre du poisson et du pêcheur.
L’ile est tranquille, à l’image de ses habitants, qui résistent à l’introduction du scooter. Leurs siestes sont trop précieuses. Ici comme ailleurs, ils s’affalent souvent sur des paillasses collectives, posées sur pilotis, à l’ombre d’un toit de paille. Le calme est parfois rompu par les coqs qui se pavanent, font les beaux au milieu des poules en goguette, et aussi par le chant du muezzin, car ces iles sont musulmanes. Ces appels à la prière, 5 fois par jour, nous replongent dans notre séjour tunisien, à Sfax, ou nous avions passé quelques mois.

Les chemins de terre sur l’ile slaloment entre les cocotiers, traversent des petites portions de prairies ou paissent tranquillement des vaches brunes, contournent ou traversent parfois des petits hameaux de cahuttes. Le ciel se colore à toute heure du jour de cerfs-volants, guidés par petits et grands. Ils arrivent avec patience à les faire monter très haut, jusqu’à parfois caresser les nuages. Le long fil qui maintient le cerf-volant est recouvert d’une sorte de verre pilé, pour pouvoir trancher celui de l’adversaire à l’occasion. On devine un combat qui se joue aux cris et à l’excitation qui monte subitement d’un coin de l’ile.
La vie d’un cerf-volant est éphémère. Sur les cimes des arbres trônent un peu partout des lambeaux de papier, attestant des batailles qui se sont jouées, ou de manœuvres malheureuses. Une dizaine d’enfants nous initie aux subtilités du pilotage de l’engin, qui requiert pas mal de dextérité! Nous habillons à notre tour les cocotiers de papier…

Sacha fête ses 5 ans à Gili Air, et comme cadeau imprévu, nage pour la 1ere fois avec une tortue. Elles se plaisent dans ces eaux tranquilles, et nous les observons avec délice croquer du corail, remonter vers la surface pour sortir leur tête de l’eau, et replonger dans l’eau Claire. Avec autour d’elles les farandoles de poissons tropicaux que nous ne nous lassons pas d’admirer, en découvrant chaque jour des différents.

Notre bungalow est posé face au port, au cœur de la vie de l’ile, face à l’aire de jeu (foot, cerf-volant…), à la station de cidomos. Des chèvres, poules, vaches, enfants, pêcheurs, cyclistes… animent le décor, c’est très vivant, et nos garçons se mêlent bien à la vie locale. Isaac disparait parfois Presque une heure, embarqué par les voisins qui le posent à cheval sur leurs vélos. Il revient avec le sourire, des gâteaux dans les mains, parfois tout propre après avoir été douché par ses baby-sitters! Il progresse plus vite en indonésien qu’en français, et tous les matins interpelle les passants d’un “mat pagi”! (selamat pagi = bonjour).
Quelques jours encore à profiter de la douceur de cette ile, avant de nous enfoncer dans l’intérieur des terres balinaises. Salutations à tous, et pour ceux qui attendent des photos, mille excuses, nous avons quelques soucis techniques pour alimenter le blog d’ici. Nous ferons quelques offrandes pour que nos images puissent vous parvenir, ce texte lui, va transiter par lampaul pour arriver jusqu’à vous, vive le progrès! (Et merci Gildas…).

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Posté le 04.04.2008 par costaricabali
Nos bagages ont fondu de moitie depuis le Costa Rica.

Nusa Lembongan

Posté le 04.04.2008 par costaricabali
Arrivage de primeurs, de l'ile voisine de Nusa Penida. Ce sera aussi notre bateau pour y aller.
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